Province de Kampot- Casino abandonné, poisson et poivre

La province de Kampot est réputée pour sa douceur de vivre qui a amené beaucoup d’expatriés à s’installer ici, et pour son poivre qui est l’un des meilleurs au monde.

La ville de Kampot est agréable et inspire légèreté et sérénité. Elle est loin du tumulte de Phnom-Penh que je viens de quitter. Petit ville de quelques milliers d’habitants, en bordure d’un fleuve et à quelques kilomètres de la mer, Kampot est prisée des voyageurs. D'où de nombreux bars et restaurants aux allures occidentales. Mais en saison des pluies la ville n’est pas envahie par les touristes et cela n’est pas dérangeant (je craque même pour une pizza un soir).

L’architecture coloniale de la ville est bien préservée et quelques rues contiennent de belles maisons colorées avec de beaux balcons. 

Pendant 3 jours je louerai un scooter, plus simple pour se déplacer et je commence à bien apprécier ce moyen de voyager. Le premier matin,départ sous une petite pluie et retour à midi sous une pluie torrentielle. En plus de cela, j’aurai perdu la matinée à cause d’un excès de confiance de mon sens de l’orientation. Je me trompe de route pour atteindre l’entrée d’un parc national , je pensais qu’un pont existait à un endroit pour traverser le fleuve. Mais il n’en est rien, je me  retrouve de l’autre côté du fleuve, sous la pluie et totalement trempé. Heureusement j’aurai le temps d’y faire un tour en fin de journée, mais cela aura peu d’intérêt, beaucoup de routes étant fermées à cause des intempéries .

Le soir même je retrouve Julien que j’avais rencontré dans le nord du pays. On passera les deux prochains jours à moto à sillonner les environs de Kampot et boire des bières dès qu’on le peut! 

Le lendemain, le soleil est sur Kampot, mais il ne le sera pas là ou nous allons. Nous prenons la route vers le parc national de Bokor. Après avoir passés le péage et être sortis de la route principale nous commençons à gravir les collines. C’est sûrement là que je comprends le plaisir que peuvent éprouver les motards à conduire sur des petites routes sinueuses ,entouré  de beaux paysages. l 

La route grimpe et au fur et à mesure que nous passons les épingles la vue sur la mer se dévoile peu à peu et devient de plus en plus majestueuse. Plus nous montons plus il fait froid et nous voyons avec inquiétude les nuages s'accumuler au sommet de la montagne. Après une heure de route une pose s’impose et nous constatons que nous sommes presque à 1000 mètres d’altitude. La fraîcheur de l’air s’explique. Novices que nous sommes nous portons juste un short et un tee shirt, tandis que les motards croisés ont  vestes chaudes, kway et pantalons. Le seul réconfort que nous trouvons est ma cape de pluie, nous l’enfilons à deux sur la moto pour un aérodynamisme des plus douteux. 

Nous arrivons sur le sommet de cette montagne et pénétrons dans un énorme brouillard mêlé à une pluie fine qui est fort peu agréable en moto. Obligés de mettre les phares et impossible de dépasser les 30 km/heures tellement le brouillard est opaque. Le lieu révèle une atmosphère étrange et mystérieuse qui sera accentué lorsqu’on va découvrir que le sommet de cette montagne est en partie un village abandonné. En effet,un immense casino surplombant la mer, une vieille église et plusieurs bâtiments sont laissés à  l’abandon depuis plus d’un siècle et depuis que les Français ont quitté les lieux, comprenant que ce n'était pas le meilleur endroit pour batir une ville. 

Tous ces éléments  crééent un vrai décor de film d’horreur. Le casino abandonné aux murs décrépis plongé dans un épais brouillard, frappé par un vent violent , est l’endroit parfait pour tourner un film d'horreur avec un tueur psychopathe. L’église abandonnée est également très mystérieuse, l’intérieur est détruit et comme dévastée. 

 

Lorsque nous nous rendons au abords de la falaise pour admirer la vue, un vrai spectacle s’offre à nous. Les nuages et le brouillard étant bloqué par la montagne derrière nous pouvons profiter d’une vue dégagée sur la mer et ses côtes ainsi que sur la jungle qui cède peu à peu la place à une végétation moins luxuriante. A notre altitude les nuages en face de nous, au dessus de la mer, sont à notre hauteur ce qui divise en deux le paysage. Le spectacle est magnifique et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. 

En repérant la moto nous tombons sur un monastère chinois caché dans la brume, celui-ci n’est pas abandonné et quelques moine vivent ici. La foi qui les animes pour habiter ici est tout simplement démente. 


Sur la route nous apercevons d' énormes bâtiments n’ayant pas l’air abandonné ou détruit. Intrigués, nous décidons de nous y rendre. Quelle fut notre stupeur lorsque nous découvrons un hôtel. Difficile à croire au début, on choisit d’y rentrer pour en avoir le cœur net. Effectivement, nous avions vu juste. Nous voilà dans un hôtel de luxe, avec plus de personnels que de clients. Une déco soignée et grandiose mais une ambiance mortuaire et mystérieuse comme dans le film Shining de Stanley Kubrick. A peine franchis le seuil,  le rapprochement se fait dans ma tête avec l’hôtel du film. Les dizaines de serveurs et réceptionnistes sont en tenue irréprochable, tout comme leurs comportements, mais ils n’ont pas grand monde à servir. Qui voudrait passer ses vacances ici, c’est sûrement le lieux le moins glamour que je connaisse!

Pour notre premiere dans un lieu aussi luxueux et digne de fréquentation par les plus grand aristocrates nous décidons, fidèles à nous même, de prendre une bière et d'allumer une cigarette au bar central de l’hôtel. Manquait plus qu’une musique jazz pour définitivement replonger dans la bourgeoisie française de la moitié du 20e siècle. 

 

Le descente sera moins douloureuse, le météo s’étant un peu améliorée Nous faisons un stop près d'un gigantesque bouddha perché au dessus de la mer et offrant encore une vue imprenable sur les côtes. 

 

Pour notre deuxième jour en moto nous partons sur des pistes pour découvrir deux grottes et un lac un peu paumés. Les rares endroits boueux sont délicats à passer à deux sur une même moto et je la sens partir quelques fois. Mais le pire arrive quand nous  voulons prendre un raccourci et passer sur un minuscule chemin entre deux champs. On se retrouve devant une grosse flaque plein de boue déjà bien creusée par différents passages. Julien descend pour que je passe seul et je commence à m’embourber gentiment. A ce moment un Cambodgien vient  pour proposer son aide contre 1$! et puis quoi encore!! On va lui montrer qu’on a pas besoin de lui. Julien met les pieds dans la boue et pousse la moto, j’accélère à fond,réussi à me dépatouiller de ce merdier. Le petit sourire provocateur au Cambodgien était inévitable!!. 

Les deux grottes ne cassaient pas trois pattes à un canard mais à la sortie de la deuxième on se retrouve juste en face d’un singe. Pas vraiment alarmé par notre présence il monte à l’arbre et rejoint sa petite famille déjà perchée. Nous passons un petit moment  à observer leur agilité et leurs déplacements sur ces branches si fines. 

La campagne de Kampot est d’une grande beauté, rizières, palmiers et petits canaux forment le paysage. Des petits villages sont posés aux bords des pistes avec des vendeurs de fruits ou des roulottes vendant de la nourriture. Quelques collines recouvertes de jungle apparaissent également de temps à autres. Un temple est quelques fois au sommet de ces dernieres, ce qui offre de beaux points de vue sur la région. Un lac d’une taille assez imposante est  aussi présent et vous pouvez siroter une  bière(ou autre) au bord de ce dernier. Ce que nous ferons bien évidemment, pour marquer une pause sur ces pistes aux innombrables trous  faisant  du bien à  nos fesses. 

 

Pour midi nous nous rendons à Kep où se tient un célèbre marché aux crabes en bordure de mer. Il est midi et les crabes sont déjà pêchés et rangés mais le marché regorge de poissons de toutes sortes. Pêchés le matin même, impossible de faire plus frais. Les marchands les font cuire sur des barbecues dans le marché et vous n’avez plus qu’à indiquer ce que vous voulez. Pour notre part on prendra des calamars puis pour le reste on ne sait pas vraiment ce qu’on à mangé. On choisissait à la tête du poisson. Et la satisfaction était là, déguster avec du poivre de Kampot et un peu de riz, nos estomacs étaient aux anges. 

Pour terminer cette belle journée nous finissons par visiter une plantation de poivre dans les collines de Kep. La visite est gratuite et permet d’en savoir davantage sur la conception de ce poivre. De la plantation à la récolte en passant par le triage tout y est bien expliqué. Je ne m’éterniserai  pas sur le sujet il y aura plus d’informations dans la vidéo correspondante. J’en profite évidemment pour acheter un peu de poivre, 100 grammes de rouge la même quantité de vert. 

Ces quelques jours à Kampot se terminent autour de quelques bières et d’une  pizza avec un ingrédient mystère... je ne vous relaterai pas la suite de la soirée mais je peux vous dire que le lendemain était assez difficile. Sur ce, je quitte Julien qui ira travailler une semaine à la plantation de poivre, et continue ma route. 

 

POURQUOI CE BLOG ?

Romain, 21 ans et l'une de mes passions se trouve être le voyage.

Accroché à la notion de partage dés mon plus jeune âge,j'ai décidé de créer ce blog pour que vous puissiez me suivre à travers mes aventures. Mon but est de vous communiquer les sentiments, émotions et réflexion que l'on peut avoir en voyage. J'essaierai de vous emmener avec moi grâce à des récits de voyage, des conseils et astuces, des photos, et même des vidéos. Le but de ce blog est aussi de te donner envie de voyager, de te faire découvrir de le monde pour que tu partes à sa rencontre par la suite.

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