Nong Khiaw - Le ras le bol des transports laotiens


Le moment de quitter Luang Namtha est venu. Je prends la route en compagnie de Javier (rencontré lors du trek) vers Nong Khiaw. Non nous levons à l’aube et malgré cet effort le bus aura deux heures de retard. Dans cet article, je  cultiverai une certaine haine envers les bus laotiens. Cette journée sera irrémédiablement perdue, nous arrivons aux alentours de 15h, épuisés par une route toujours aussi chaotique. Nous avons tout de même droit à un petit lot de consolation en découvrant le lieux dans lequel nous allons poser nos bagages pour les deux prochains jours. Nong Khiaw offre une atmosphère sereine et reposante. Une large rivière sépare la ville , le pont faisant office de jonction et permettant d’admirer la vue sur les hautes falaises karstiques étouffant la ville. Notre auberge, pourvue d’une terrasse et d’un hamac dans notre bungalow, fait face à la rivière, et aux innombrables bateaux accostés sur ses rives. Le soleil se glisse entre les deux falaises devant nous m’offrant le premier coucher de soleil de mon voyage, même si j’attendais encore bien mieux!

Le lendemain, nous partons pour la randonnée qui m'aura le plus fait suer lors de ma petite existence. Plus d’un 1h de marche sur un sol glissant, sous une chaleur et une humidité jamais ressenties auparavant et avec un horrible dénivelé. La vue au sommet, absolument remarquable, fait redescendre en moi l’énervement croissant contre cette montagne. 

 

La redescente s’avèrera tout aussi glissante que la montée. Nous arrivons en bas avec 2 kilos en moins et partons pour combler notre estomac de cette perte. Le reste de la journée, nous le passerons à se reposer et admirer la vue de notre bungalows. 

Vient maintenant le pourquoi de cette phrase « je cultiverai une grande haine envers les bus laotiens »: le jour de notre départ, un minibus était censé nous prendre à 8h30. A cause d’un malentendu avec l’agence vendant le ticket, en effet elle n’avait pas réservé de place pour Javier et moi, nous partons  deux heures plus tard, vers 11h. Le chauffeur, un type semblant un peu paumé et pas extrêmement doué s’arrête toutes les 10min pour refermer le coffre qui s’ouvre tout seul. Son acharnement à le claquer  le  plus fort possible fait souffrir mes oreilles, positionnées à quelques centimètres de ce dernier. Après m’avoir rendu à moitié sourd, lui vient la fabuleuse et simplisme idée d’attacher le coffre avec une corde. il aura donc fallu à cette homme une bonne demie heure pour se rendre compte que la force ne résoudrait pas le problème mais qu’un simple nœud oui. Quelle finesse d’esprit époustouflante !! Les 4h de trajet jusqu’à Luang Prabang se feront à 4 sur une banquette prévue pour 3, à côté d’un papy rejetant une odeur insupportable. Arrivés à Luang Prabang nous devons changer de bus et de gare routière, puis attendre 2h. Nous avons loupé la correspondance à cause de l’acharné du  coffre!! Il est 18h30 et le bus part enfin  pour notre destination finale. Me voilà embarqué dans ce qui sera le trajet le plus stressant de ma vie. Nous roulons de nuit, ce qui n’est déjà pas rassurant en soi sur ces routes, mais lorsque la pluie et le brouillard s’invitent au sommet des montagnes à franchir, cela n’a plus rien de rassurant... La route est à moitié goudronnée et des torrents d’eau la traversent de temps à autre. Le bus ne dépasse pas les 20 kilomètres et oscille de droite à gauche pour franchir les passages caillouteux. 

Lorsque vous prenez les transports locaux, votre dose de stress est liée aux  réactions des passagers habitués à ce trajet. Ici, tout se complique au moment où j’aperçois une multitude de têtes de laotiens dépassant de leur siège, observant avec attention la route. J’ose à peine regarder ce qu’il se passe mais lorsque je vois sur la gauche le torrent, non que dis-je la rivière, que le bus vient de traverser, sur une route de montagne avec un précipice sur la droite, je comprends la panique occasionnée. Pour ma part ce n’est même plus du stress que je ressens, mais plutôt une sorte de léthargie, en espérant que tout se passera pour le mieux. 

 

Quelques gouttes de sueurs plus tard nous arrivons sains et saufs à Vang Vieng, il est maintenant minuit et nous sautons dans le premier hôtel venu! 

 

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Romain, 19 ans et l'une de mes passions se trouve être le voyage.

Accroché à la notion de partage dés mon plus jeune âge,j'ai décidé de créer ce blog pour que vous puissiez me suivre à travers mes aventures. Mon but est de vous communiquer les sentiments, émotions et réflexion que l'on peut avoir en voyage. J'essaierai de vous emmener avec moi grâce à des récits de voyage, des conseils et astuces, des photos, et même des vidéos. Le but de ce blog est aussi de te donner envie de voyager, de te faire découvrir de le monde pour que tu partes à sa rencontre par la suite.

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