Deux jours de Trek dans la jungle


Je quitte Luang Prabang et pour commencer une journée de façon normale  au Laos, j’embarque pour 7h de bus en direction de Luang Namtha. Ville dans le nord du pays réputée pour ses nombreux treks dans le parc national de la Nam Ha. Une fois arrivé à destination je commence à écumer les agences proposant des treks. Les prix pouvant varier du simple au double une bonne sélection s’impose. Mon choix se portera donc sur une agence au propriétaire agréable et à qui j’ai vite donné ma confiance. J'ai dû malheureusement attendre une journée  dans cette ville le temps de trouver des compagnons de trekking. Journée que je passerai à explorer à vélo dans les villages alentours. 

Voici venu le jour du départ, après un petit déjeuner offert par l’agence nous partons, Anais et Pauline deux françaises et Javier un argentin, en van, pour nous rendre au lieu de départ d’une marche de 5h. 

Après seulement 20 minutes de marche nous croisons déjà la route d’un serpent, posé sur une feuille au bord du chemin. Le guide nous apprendra que cette créature sortie tout droit de l’enfer ( j’ai un problème avec les serpents ) est venimeux; la seule chose pouvant nous sauver en-cas de morsure étant du gingembre… rassurant tout ça. Malgré cette environnement si dense et luxuriant nous ne recroiserons pas d’autres animaux par la suite. Le chemin sur lequel nous avançons pourrait s’apparenter à une patinoire, et je ne passerai pas loin d’une chute à plusieurs reprises. Marcher dans cet environnement demeure une étrange expérience, tous nos sens sont en alerte tellement l’impression que quelque chose peut apparaître à tout moment. Mais rien d’exceptionnel ne se passe. L’atmosphère que dégage cette forêt est suffisante à nous faire apprécier la marche. A la fois protectrice de la pluie et du soleil par ces arbres formant un toit, mais également inquiétante notamment à cause de notre imaginaire et de la vision que l’on peut avoir d’une jungle à travers le cinéma ou des reportages. 

 

Notre guide, véritable connaisseur de cette forêt porte en lui une âme d’enfant dans un corps d’adulte qui s’avèrent rassurants Tout ce qui peut être mangé fini dans son estomac et il ne manque pas de partager ça avec nous. Bambou, canne à sucre, piment et autres feuilles dont le nom m’échappe. Mention spéciale pour la canne à sucre qui se trouve être un délice. 

Après quelques heures de marche et nos estomacs qui se creusent, le guide a la bonne idée de faire une pause pour casser la croûte. Et ce fut je pense l’un des  meilleurs repas de ma vie! Manger en pleine jungle, sur une feuille de bananier des spécialités laotiennes vaut tous les restaurants du monde. Nos ventres pleins nous repartons en direction du village où nous allons passer la nuit. La deuxième partie s’avère plus tranquille et nous nous contenterons de longer une rivière jusqu’au village Khmu. 

 

Les Khmu sont la minorité la plus représentée dans le pays. Contrairement au Lao, majoritairement bouddhistes, les Khmu sont animistes. Ils croient  aux esprits incarnant différents objets, vies organiques ou éléments naturels. Ils interagissent avec certains éléments en fonction et en conséquence des esprits qui les incarnent. Le guide nous explique quelques règles à respecter en fonction de cela ; on ne touche pas la tête de personnes en âge de marcher, on ne pointe pas nos pieds en direction de quelqu'un d’autre lorsque l’on est assis et enfin dans un cercle d’individu il faut sortir par l’arrière pour ne pas couper ce dernier. Leurs maisons sont sur pilotis, non pas pour un côté pratique face au climat mais par rapport aux esprits, cela dans le but de se protéger de certains d'entre eux. Pour dormir nous avions deux possibilités ; soit dormir chez une quelconque famille du village et dans ce cas, seule elle recevrait l’argent généré par le trek, soit dormir dans un ecolodge, alors les sous seront partagés équitablement entre les familles du village et une partie reviendra à l’école. Par souci d’équité nous choisirons la deuxième solution. Il ne nous reste que quelques heures pour nous balader dans le village avant la tombée de la nuit. Les habitants font leur vie, sans réellement prêter attention au 4 blancs qui traversent leurs habitations. Après réflexion,cela peut paraître logique, je ne me préoccupe que très peu du touriste ou étranger se baladant dans mon village de campagne en France. Cependant,aucun villageois n’est réticent à une approche de ma part. La communication reste compliquée et seuls les gestes nous aident à échanger des préceptes de base. 

Dans un coin du village des jeunes jouent un semblant de tennis football avec un semblant de balle en osier. Leur souplesse et leurs mouvements sont spectaculaires et hypnotiques. 

 

Le soir venu, notre estomac se remplira d’un repas aussi bon que le précédent. La curiosité étant la clé de voûte du voyage, je goûte au plat des laotiens. Car oui, habitué aux petites natures que nous sommes, le cuistot prend soin de préparer un plat sans piment, intestin ou autre chose particulière pour nous. Mais je me devais de goûter ce qu’ils ingurgitaient avec tant d’engouement ; des intestins de porc avec une dose de piment clairement illégale pour mon estomac. Ni une ni deux j’en enfourne une bouchée avec un peu de riz gluant. Ce n’est pas désagréable mais je me pose encore la question de savoir si j’ai apprécié… Pour ce qui est de l’alcool local, pas besoin de demander pour en boire. Le guide nous sert un whisky mélangé avec des herbes trouvées dans la jungle durant la journée. Sans grande surprise c’est très fort, mais assez bon. 

Le nuit tombe et nous rentrons nous abriter sous nos moustiquaires pour une nuit bien méritée!

 

Le nuit tombe et nous rentrons nous abriter sous nos moustiquaires pour une nuit bien méritée. 

Le lendemain, pas de marche au programme mais une descente de 5h en kayak le long de la rivière Nam Où. Je me retrouve avec Javier dans un yacht 5 étoiles pour une descente qui s’avèrera d’une grande beauté. Le débit de la rivière varie entre moments calmes nous permettant de contempler la jungle, et des rapides procurant une satisfaisante dose d’adrénaline. Des dizaines d’araignées nous tombe dessus lorsque nous frôlons des branchages. Après concertation, je me place à l’arrière du kayak pour contrôler sa direction. Je m’avèrerai selon notre guide être un bon « capitaine ». A midi, pause dans une cabane de pêcheurs pour manger. Enfin la seconde partie sera plus paisible mais tout aussi magnifique. La végétation traverse la rivière pour passer au-dessus de nos têtes. Impossible de savoir où poser les yeux tellement le spectacle se trouve dans toutes les directions. 

Malheureusement nous arrivons au point d’arrivée et devons, à mon grand désespoir, descendre du kayak pour conclure ce trek. 

 

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Romain, 21 ans et l'une de mes passions se trouve être le voyage.

Accroché à la notion de partage dés mon plus jeune âge,j'ai décidé de créer ce blog pour que vous puissiez me suivre à travers mes aventures. Mon but est de vous communiquer les sentiments, émotions et réflexion que l'on peut avoir en voyage. J'essaierai de vous emmener avec moi grâce à des récits de voyage, des conseils et astuces, des photos, et même des vidéos. Le but de ce blog est aussi de te donner envie de voyager, de te faire découvrir de le monde pour que tu partes à sa rencontre par la suite.

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